Arts Visuels - Danse - Résidences - Résidences de recherche - Saison 2020-2021

Résidence Les patries imaginaires : HABITER / HOME, la maison comme prisme poétique

Résidence de territoire et résidence C.R.I

théâtre documentaire / improvisation

Perrine MAURIN / Les patries imaginaires

Résidence de recherche 2020-2022, dans le cadre du dispositif d’aide à la résidence de la Région Grand Est.

Perrine MAURIN, metteure en scène de la compagnie Les patries imaginaires, installée à Nancy, propose de mener à partir de Bouxwiller, et sur le territoire de la communauté de communes, une recherche autour de l’HABITAT, avec 2 axes principaux : appartenir et réparer.

Issue du théâtre documentaire, Perrine et son équipe sont accueillies par le C.R.I. au Théâtre du Marché aux Grains, pour développer ce travail de recherche avec pour outils la recherche documentaire et l’improvisation.

« Demeure, logement, abri, caravane, mobil-home, cabane, habitat, foyer, habitation, domicile, résidence, logis, gîte, pavillon, immeuble, appartement, chez-soi… Une diversité lexicale qui révèle un sujet commun à tous. Un sujet qui a pris particulièrement du sens lors de la crise de la COVID-19. Nous l’abordons sous les deux angles suivants : APPARTENIR et RÉPARER.

La maison c’est ce qui nous fait APPARTENIR. L’habitat, le lieu de vie, est aussi le lieu de la vie. Il nous appartient, il est ce que nous en faisons et il est le lieu auquel nous appartenons, au sens où c’est lui qui nous détermine. Territoire, paysage, ruralité, identité, patrimoine… sont des termes qui résonnent aussi fortement dès lors qu’on évoque l’habitat et l’appartenance. En miroir, RÉPARER nous renvoie à deux dimensions : une dimension historique, qui traverse les générations, et une dimension d’actualité immédiate avec le confinement, que nous avons tous traversé en même temps, mais chacun chez soi. Plus que jamais nous avons été face à un habitat qui nous a renvoyé à nos blessures, difficultés, joies, projections, peurs et angoisses. Ce confinement nous a tous mis, peu ou prou, devant la nécessaire réparation : de soi-même, des autres, d’une crise ou d’une maison. Réparer pour reconstruire ? »

Construite autour d’un croisement entre pratiques d’improvisation et collectes de témoignages, cette résidence s’inscrit dans un temps long, sur trois ans, pour permettre à la fois une meilleure circulation et connaissance du territoire ainsi que pour pendre le temps d’explorer sa thématique, l’HABITAT, en lien avec des artistes professionnels et les habitants, justement, du territoire.

Avec le Théâtre du Marché aux Grains, Les patries imaginaires déploient, pendant les trois années de la résidence, une série d’entretiens avec les habitants, de laboratoires avec des artistes professionnels et des intervenants issus des sciences humaines, et de performances in-situ, au théâtre, associant le public, les professionnels et les participants amateurs.