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Résidence : Compagnie RN7 / LONH

Du 8 au 19 septembre 2018

Compagnie RN7

Danse et chant

La compagnie RN7 inaugure les résidences artistiques de la saison 2018-2019 accueillies par le Théâtre du Marché aux Grains, et travaillera durant 12 jours dans la salle de théâtre Christiane Stroë.

Née en avril 2017, la compagnie RNZ rassemble trois danseuses-chorégraphes. Elles souhaitent associer leurs désirs et différentes approches au service de projets chorégraphiques singuliers. Cette collaboration prend forme pour la première fois avec la création LONH, qui met la chorégraphie en lien avec d’autres disciplines artistiques.

LONH est une pièce chorégraphique créée en étroite collaboration avec l’artiste lyrique Françoise Kubler et la scénographe Mathilde Melero. 

Elle propose un dialogue entre les matières des corps dansants, du chant et de l’écriture spatiale, à travers les œuvres musicales contemporaines Lonh de Kaija Saariaho et Kengir de François-Bernard Mâche.

L’équipe :
Chant : Françoise Kubler
Danse : Jessie-Lou Lamy-Chappuis, Lena Angster et Marine Caro
Scénographie, costumes : Mathilde Melero
Lumières : Suzon Michat

Lien vers leur page Facebook : https://www.facebook.com/CompagnieRN7/

Pour en savoir + : Note d’intention, paroles des artistes :

« Ce projet danse, chant et scénographie est né d’un désir profond de créer une rencontre entre ces trois disciplines artistiques à travers deux pièces marquantes du répertoire musical contemporain.
François-Bernard MÂCHE et Kaija SAARIAHO ont tous deux écrit pour le chant et l’électronique ou les sons fixés.
Ces deux pièces parlent d’amour : Kengir d’un amour chatoyant et vif, Lonh d’un amour de loin teinté de couleurs médiévales.
La danse est pour moi comme un prolongement nécessaire du corps chantant. Elle proposera un éclairage nouveau et dynamisant de ces deux partitions. »

Françoise Kubler, soprano

 

« La recherche de la matière chorégraphique se construit à la fois à partir de l’univers musical et des traductions des textes chantés.
Les corps évoluent dans un paysage sonore brumeux aux diverses densités. Une matière souvent dense où des appels d’air modifient les relations entre les corps.
Puis émerge un espace à l’énergie plus brute et rythmée, où des jaillissements sont possibles.
Les corps dansants sont matière avant de se personnifier, jusqu’à parfois devenir créatures mouvantes.
La danse porte une attention particulière au mouvement intérieur et organique des corps, à la notion d’apparition et de transformation progressive. »

Lena Angster, Marine Caro et Jessie-Lou Lamy-Chappuis, chorégraphes et interprètes

 

« J’ai imaginé la corde comme un lien, une contrainte, un atout. Tantôt massés en une immense chevelure, tantôt tendus comme des cordes vocales, les guindes se ré-agencent dans l’espace par l’action du chant et de la danse. On s’y perd, on y disparaît, on s’y emmêle ; elles deviennent l’instrument musical de la sensualité et l’espace d’une conscience en pleine transformation.
La conception de l’espace s’est faite au travers des prismes de la musique et du mouvement. Il s’agissait d’abord de prolonger la corde vocale d’un chant, mais aussi de concrétiser le trait dansé. »

Mathilde Melero, scénographe