Compagnies associées - Création - Le Grand Jeu

Quand vient la nuit…BREF ! / ENFIN

  Quand vient la nuit…BREF ! / ENFIN est un projet en diptyque de Louis Ziegler, compagnie du Théâtre du Marché aux Grains de Bouxwiller, service danse Le Grand Jeu.

 

Quand vient la nuit…1 / BREF ! est un « projet (?) » de Louis Ziegler, assisté de Claude Sorin ; un moment en tête à tête avec Louis Ziegler, qui a été créé du 5 au 8 février 2015 à POLE-SUD, CDCN Strasbourg et les 26 et 27 mars 2015 au Théâtre Christiane Stroë à Bouxwiller.

Le spectateur plonge d’abord dans les archives professionnelles et personnelles du danseur et chorégraphe, puis, seul spectateur pendant 3min, il peut poser une question à Louis Ziegler,
pour une réponse (ou pas) dansée en 3min jusqu’au noir.

 

Quand vient la nuit…2 / ENFIN est une pièce chorégraphique en solo de Louis Ziegler, assisté de Claude Sorin, qui a été créé le 24 mars 2015 à POLE-SUD, CDCN Strasbourg et le 28 mars 2015 au Théâtre Christiane Stroë à Bouxwiller.

Pour réunir dans une salle tous les spectateurs qui ont vu BREF ! et ceux qui ne l’ont pas vu, le co-fondateur du Théâtre du Marché aux Grains danse seul sur scène face au public sur le thème de la disparation.

 

BREF !

spectacle pour une personne à la fois

« d’abord, prendre rendez-vous par téléphone
dans la salle d’attente…
dossiers, photos, vidéos, presse
livres, disques, costumes et vêtements,
documents personnels, objets, meubles…
puis l’entrevue en tête à tête :
poser une question pour une, des (ou pas de) réponse(s) »

« ainsi l’âge est venu
le spectacle est ma vie
je n’ai pas vu le temps passer
vivre – aimer – rire – pleurer
apprendre beaucoup

non pas un spectacle autobiographique
mais le témoignage d’une aventure humaine
un moment de réflexion sur ce que l’on devient
et qui va disparaître
l’instant et la mémoire
ne serions-nous donc
qu’une histoire ?

le temps d’un soupir
danser ce que je suis devenu
être qui je suis
avec la sensation que cela ne dure pas…

vivre l’effacement »

Louis Ziegler

 

 

“C’est fini. Ca va finir, Ca va peut-être finir.”

À l’instar de la célèbre phrase de Samuel Beckett dans Fin de Partie,
Louis Ziegler se joue des figures et du temps
dans Quand vient la nuit – Bref !
Un même sujet traverse ces deux pièces,
la disparition.

“Comment affronter sans crainte, regarder en face, ce qui s’efface ?”
s’est demandé le chorégraphe oeuvrant depuis de nombreuses années
dans le théâtre qu’il a créé à Bouxwiller avec deux amis.
Une démarche de tout temps très engagée
dans la relation, le partage avec le public.
Ainsi a-t-il imaginé ce projet
qui fait partie d’un ensemble de travaux
sur la perte et la disparition.

Vivre l’effacement
est l’occasion de cette pièce de danse
au curieux dispositif.

“D’abord, prendre rendez-vous par téléphone.
Dans la salle d’attente, attendre…
– et peut-être découvrir –
dossiers, photos, et vidéos
des créations et des spectacles de et avec Louis Ziegler,
extraits de presse, livres de chorégraphes, costumes…
puis passer à l’entrevue :
poser une question
pour une, des, (ou pas de) réponses
3 minutes avant le noir inéluctable.”

Rien d’autobiographique pourtant,
juste le geste, le mouvement d’une vie,
riche d’expériences, de collaborations extraordinaires et projets aventureux.

Car précise l’artiste :
“l’âge est venu. Sans rien dire.”

Et le spectacle est sa vie.
Mais celui-ci se poursuit
avec une seconde pièce,

Enfin.

Irène Filiberti
pour la plaquette de saison de POLE-SUD, CDCN Strasbourg

 

ENFIN


« Donc réunir dans une salle de spectacle

face à la scène les personnes venues voir Bref !
et des personnes qui ne l’ont pas vu »

« passer
de la présence
à l’absence,
s’effacer.

Passer par le passé
et devant l’évidence
accepter la perte
interroger la mémoire
danser au présent
l’enfui
dépasser la douleur
dépasser l’amertume
interroger l’effacement
pour accepter
le mouvement du temps

et perdre toute présence
accepter de ne laisser
que la mémoire
disparaître

là encore la démarche paraît bien particulière
puisque le spectateur est tenu d’être témoin
de ce qui va lui échapper
devant lui le spectacle se défait
et le danseur disparaît »

Processus de travail :

« Revisiter tous les documents conservés
Faire remonter tout ce qui a été fait
Ce qu’il en reste
Lambeaux
construire patiemment les reflets
d’actes, de gestes, de mouvements
dansés
et puis perdus
interroger l’effacement
pour l’accepter

Embarquer dans l’aventure
un réalisateur d’images en mouvement
pour vivre la disparition
la perte des repères
la nuit

la lumière est instable
brouille la perception
rythme insaisissable
noir et surexposé

le son brouille les pistes
l’entendu et l’oublié
les sons d’une vie
l’approche du silence

Quant au corps du danseur
perdre toute présence
disparaître
jouer du temps
accepter de ne laisser
que la mémoire

le mouvement du temps »

Louis Ziegler

“Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer”.

Et “Enfin” de conclure,
encore avec Beckett,
selon la dernière de phrase de Clov,
le personnage de L’Innommable :
“il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer.”

Beckett est un proche de la danse,
et tout comme Maguy Marin,
Louis Ziegler, danseur et chorégraphe apprécie le théâtre.
Il est aussi comédien et metteur en scène.

Sa vocation : aller vers le public
et transmettre cet art du corps, de l’écoute et du geste.
Cet art aussi du surgissement,
de la métamorphose et de la disparition.

Il y a longtemps déjà
Louis Ziegler n’hésitait pas à amener la mer aux habitants des villes
à travers le chant des mouettes diffusé sur les places,
quadrillant l’espace par vagues de sections dansées.

C’est encore avec elle et l’assistance complice de Claude Sorin,
qu’il entreprend de laisser défiler les traces,
les ombres et les éclats de ses mémoires de danse.

Entre présence et absence, gestes et mouvements,
passe le temps, ses flux et ses états,
passe la danse.

Le corps retourné poursuit une autre aventure.

Guidé par un sentiment de nuit
qui nous concerne tous.

Irène Filiberti
pour la plaquette de saison de POLE-SUD, CDCN Strasbourg

 

QUAND VIENT LA NUIT…
1/ BREF !
un projet (?) de Louis ZIEGLER
assisté de Claude SORIN
Louis ZIEGLER / danse
Claude SORIN / accueil
Geoffrey SORGIUS / lumière – son
Colette HUCHARD / costume
Pierre DIEPENDAËLE / dramaturgie
Sylvie MARGARIT / administration
Pacôme LEDRICH / communication
Blás ALONSO GARCIA / graphisme
Benoît de CARPENTIER / photographie

QUAND VIENT LA NUIT…
2/ ENFIN
une pièce de louis ZIEGLER
assisté de Claude SORIN
Louis ZIEGLER / danse
Claude SORIN / accueil
Geoffrey SORGIUS / lumière – son
Aïdan OBRIST / Image
Colette HUCHARD / costume
Pierre DIEPENDAËLE / dramaturgie
Sylvie MARGARIT / administration
Pacôme LEDRICH / communication
Blas ALONSO GARCIA / graphisme
Benoît de CARPENTIER / photographie

Production : Théâtre du Marché aux Grains de Bouxwiller / Le Grand Jeu
Coproduction : Pôle Sud – Centre de Développement Chorégraphique (en préfiguration)
Avec les soutiens de
Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Alsace
Région Alsace / Département du Bas-Rhin
Communauté de Communes du Pays de Hanau
Ville de Bouxwiller / Ville de Strasbourg
SPEDIDAM